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Fédération des Sept Feux

Les Amérindiens du Québec ont connus une histoire bien prticulière. Les peuples algonquins ont été les bons alliés des Français contre la ligue iroquoise des cinq nations. Toutefois, une organisation est souvent négligée.

À l'époque coloniale, les amérindiens de la vallée du Saint-Laurent converties au catholicisme étaient unis par la fédération des Sept Feux.

C'est seulement dans les archives coloniales britanniques que nous retrouvons le nom de la fédération des sept feux qui était certaines fois remplacée par l'appellation de la confédération des sept nations. À l'opposé, les Français appelaient tout simplement les membres de l'organisation les sauvages domiciliés.En fait, c'est seulement lors de la guerre de sept ans (1756-1763) et seulement les Anglais que l'alliance entre les villages catholiques amérindiens sera qualifiée, dans les archives coloniales, de confédération.

De plus, les sept feux est un indicatif symbolique se référent au conseil de village ou de nation que les Amérindiens appelaient feux.Les sous groupes : Les villages de la vallée du Saint-Laurent : wendake, pointe-du-Lac, Wolinak, Odanak, Kahnawake, Kanehsatake et Akwesasne. Les Abénakis, Iroquois et Hurons de la confédération étaient des réfugiés qui avaient fuient leurs terres ancestraux.

Un fait tout particulier à la tradition politique amérindienne offre une confusion certaine dans le compte des membres de la fédération. Toute décision était prise par l'unanimité des membres et pour respecter cette norme primordiale pour les Amérindiens de l'époque le nombre de nation ou de conseil pouvait varié. La fédération des sept feux étant composée de cinq nations amérindiennes incluses dans sept villages, le compte serait facile si un village représenterait toujours un feu distinct, mais ce n'est réellement pas le cas avec cette organisation.

En fait, un village composé de plusieurs nations ne s'entendant pas sur une question pouvait aller représenter leur point de vue au grand conseil de Kahnawake en tant de deux feux distincts. Et l'opposer pouvait se faire aussi. Une nation présente dans plusieurs villages pouvait s'unir en un feu uni, si chacun des feux de la nation en question dans chacun des villages concernés étaient d'accord. Il va donc s'en dire que la comptabilisation des feux n'est pas quelque chose de facile dans le cas de cette confédération amérindienne du Saint-Laurent.

Cette organisation politique avait pour base une politique centralisée autour du grand conseil de Kahnawake et chaque petit conseil de village ou de nation possédait une certaine autonomie politique. C'était donc une véritable fédération.Vers 1660, le pouvoir colonial français établisse les premiers villages de la fédération dans le désir de renforcir les frontières de la Nouvelle-France contre les colonies britanniques. Ces premiers villages contenaient seulement des Hurons, des algonquiens et des Nipissingues.

Comme tout le monde le sait, les Amérindiens en générale ont subis d'énormes perdes démographiques depuis l'arrivée des Européens en Amérique. Les nations membres des Sept feux n'en font pas exception. En fait, si aux XVIIe et XVIIIe siècles ils ont joués un rôle d'importance dans le cours de l'histoire de l'Amérique du nord, vers 1860 les amérindiens du Saint-Laurent étaient devenus des ombres du passé.

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